A la découverte des AOC du Languedoc 

Les appellations au sein de l'AOC Languedoc :

  • AOC Languedoc

  • AOC Collioure

  • AOC Côtes du Roussillon Villages

  • AOC Caramany

  • AOC Lesquerde

  • AOC Latour de France

  • AOC Tautavel

  • AOC Côtes du Roussillon

  • AOC Les Aspres

  • AOC Maury

  • AOC Fitou

  • AOC Corbières

  • AOC Corbières-Boutenac

  • AOC Cabardès

  • AOC Limoux blanc

  • AOC Limoux rouge

  • AOC Minervois

  • AOC Minervois-La Livinière

  • AOC Saint-Chinian et ses dénominations Berlou et Roquebrun

  • AOC Faugères

  • AOC Clairette du Languedoc

  • AOC Picpoul de Pinet

  • AOC Terrasses du Larzac

  • AOC La Clape

  • AOC Pic Saint Loup

Les dénominations de l'AOC Languedoc :

L’Appellation d’origine protégée (AOP) désigne un produit dont toutes les étapes de production sont réalisées selon un savoir-faire reconnu dans une même aire géographique, qui donne ses caractéristiques au produit. C’est un signe européen qui protège le nom du produit dans toute l’Union européenne.

L’Appellation d’origine contrôlée (AOC) désigne des produits répondant aux critères de l’AOP et protège la dénomination sur le territoire français. Elle constitue une étape vers l’AOP, désormais signe européen. Elle peut aussi concerner des produits non couverts par la réglementation européenne (cas des produits de la forêt par exemple).

C’est la notion de terroir qui fonde le concept des Appellations d’origine.

Un terroir est une zone géographique particulière où une production tire son originalité directement des spécificités de son aire de production. Espace délimité dans lequel une communauté humaine construit au cours de son histoire un savoir-faire collectif de production, le terroir est fondé sur un système d’interactions entre un milieu physique et biologique, et un ensemble de facteurs humains. Là se trouvent l’originalité et la typicité du produit.

Les règles d’élaboration d’une AOP sont inscrites dans un cahier des charges et font l’objet de procédures de contrôle, mises en œuvre par un organisme indépendant agréé par l’INAO.

L'AOC LANGUEDOC, UN SOCLE DE REFERENCE DES AOC

L’appellation Languedoc a été reconnue par décret le 30 avril 2007 *. Issue de l’élargissement de l’appellation Coteaux du Languedoc (qui date de 1960), l’AOC Languedoc s’étend de la frontière espagnole jusqu’aux portes de Nîmes et couvre le vignoble de toutes les aires d’appellations contrôlées du Languedoc.

Cette appellation est un enjeu majeur de la dynamisation de la filière. Elle doit apporter une meilleure cohérence et une meilleure lisibilité de l’offre au consommateur. Elle doit également permettre à un négociant languedocien qui veut produire un vin d’appellation Languedoc de l’assembler en toute liberté avec des vins d’appellations qui composent l’aire de l’AOC Languedoc. Enfin, cette appellation joue un rôle incontournable dans l’organisation des appellations et des autres productions viticoles du Languedoc.

La reconnaissance de l’appellation Languedoc oblige les 36 AOC et dénominations du Languedoc-Roussillon à se repositionner par rapport à cette appellation de référence. L’ensemble du travail de hiérarchisation n’étant pas encore achevé aujourd’hui, le positionnement de ces 36 AOC et dénominations s’organise vers un schéma pyramidal, sachant que certaines ont fait à ce jour un travail plus avancé que d’autre dans la mise en évidence de leur spécificité, de leur notoriété et dans la reconnaissance de conditions de production restrictives.

 

UN VIGNOBLE ANCRÉ DANS L’HISTOIRE

6 siècles avant J.-C., les vignes existaient déjà.

  • Le vignoble de l’AOC Languedoc, vaste amphithéâtre surplombant la Méditerranée et qui s’étend de la frontière espagnole jusqu’aux portes de Nîmes, doit son existence aux colons Grecs et Etrusques qui y plantent les premières vignes six siècles avant J.-C. Ils découvrent en Languedoc un terroir et des conditions climatiques de prédilection pour la culture de la vigne.
     

  • Les Romains poursuivent cette oeuvre de plantation en Languedoc, région que l’on connaît alors sous le nom de la «Narbonnaise ». Pour écouler ces vins, vantés par de grands auteurs comme Pline, Cicéron et Columelle, ils développent un circuit commercial remarquable dont l’organisation reste encore aujourd’hui un exemple d’efficacité.
     

  • Le vin du Languedoc s’exporte vers la Grèce, les Côtes Turques, l’Égypte et bientôt, la Narbonnaise devient l’un des principaux fournisseurs en vin de Rome. De nombreuses amphores fabriquées dans les ateliers de Béziers à l’époque romaine, retrouvées en Italie, attestent de cette époque glorieuse.
     

  • Sans doute dans un souci de protectionnisme, l’Édit de l’Empereur Dominitien, en l’an 92, met un frein à la prospérité viticole languedocienne en interdisant toute plantation de vignes dans l’empire et surtout en imposant l’arrachage de la moitié des vignes dans les provinces.

  • La Narbonnaise voit ainsi disparaître une partie de son vignoble ; disputée par les Wisigoths, les Francs et les Arabes, elle perd peu à peu de son unité. Par bonheur, l’Église s’intéresse à la vigne, source de richesse et de pouvoir, et parvient à la sauvegarder. Dès le VIII ème siècle, un réseau d’abbayes et de monastères avec leur vignoble se bâtit sous l’impulsion de St Benoît d’Aniane, fils du Comte de Maguelonne : St-Guilhem- le-Désert avec St-Saturnin et Cabrières, St-Chinian, Valmagne… Véritables pôles de développement ces magnifiques bâtisses sont des centres culturels où la science de la vigne fait partie intégrante du patrimoine enseigné (et où le vin représente une monnaie d’échange essentielle).
     

  • L’Islam, du VIII ème jusqu’au XV ème siècle, met en péril la viticulture méditerranéenne, alors qu’à la même époque, l’engouement des Britanniques et des Hollandais pour le vin fait basculer le commerce du vin sur l’Aquitaine.
     

  • Jacques Coeur, à partir de 1432, relance l’ouverture commerciale et la prospérité de la région sur le monde méditerranéen. Les vins, les muscats, les eaux de vie, les draps, les étoffes prendront la direction d’Alexandrie pour être échangés contre les épices, aromates et or.
     

  • En 1680, le Canal du Midi, oeuvre de Paul Riquet, est inauguré et devient un maillon essentiel entre les vignobles méditerranéens et l’Atlantique.
     

  • En 1729, les États du Languedoc font soumettre à la signature royale un arrêt du 27 septembre organisant la production et le commerce des vins et eaux de vie du Languedoc, fixant les modes de fabrication et les contenances des futailles, le contrôle de la production, la marque à feu à apposer sur le fond de la barrique. C’est l’un des premiers exemples d’organisation régionale de la production vinicole en France.
     

  • Arnaud de Villeneuve, professeur de médecine à l’École de Montpellier avait mis au point l’alambic à partir des écrits arabes. Les Hollandais deviennent acheteurs principaux de ces vins et eaux de vies. Jefferson importe aux États Unis des vins de Saint-Georges d’Orques.
     

  • La forte notoriété et l’image du vignoble languedocien se perpétuent jusqu’au milieu du XIXème siècle avec la révolution industrielle et le chemin de fer. Les plantations se multiplient en plaine pour une production quasi-industrielle d’un vin bon marché et énergétique fournissant les villes industrielles du nord de la France.
     

  • À la fin du XIX ème siècle, le phylloxéra n’épargne pas le Languedoc. La lente reconstruction du vignoble est bientôt suivie à l’initiative de Paul Coste Floret d’une nouvelle politique de qualité. Elle reconnaît ainsi le vignoble et ses terroirs dès 1945, avant même la création de l’INAO (Institut national de l’origine et de la qualité). Les premières appellations en VDQS (vin délimité de qualité supérieure) apparaissent, appellations qui se transformeront en AOC (appellation d’origine contrôlée).

De nos jours, de nouveaux enjeux se bousculent aux portes du vignoble languedocien. Les modes de consommation ont changé, la production de vin s’est internationalisée, apportant d’autres défis à relever. L’année 2007 marque un virage important avec l’avènement de l’appellation Languedoc. Elle est aujourd’hui le socle de la réorganisation qui touche toute la gamme des AOC du Languedoc-Roussillon, avec pour principal objectif d’assurer une meilleure visibilité au consommateur.

 

PLUS RÉCEMMENT

En 1945 apparaissent les Vins De Qualité Supérieure sous l’impulsion de Philippe Lamour et de Jules Milhau.

De 1945 à 1960, de nombreux VDQS seront reconnus : les 12 terroirs actuels ainsi que Faugères et St-Chinian. Parallèlement, la Clairette du Languedoc, l'une des plus anciennes AOC de la région est classée en AOC en 1948.

En 1960 Jules Milhau, Gilbert Senès et Philippe Lamour essaient de fédérer l'ensemble des VDQS de la région sous l'appellation Coteaux du Languedoc, mais seul le groupe actuel des Coteaux du Laguedoc (12 terroirs, Faugères et St-Chinian) accepte de se fédérer.

Le décret Coteaux du Languedoc parait le 16 décembre 1960 (49 communes). Depuis, des extensions d'aire eurent lieu dans plusieurs communes limitrophes. Aujourd'hui l'appellation regroupe 168 communes.

Pendant plusieurs années le travail a consisté à faire progresser les conditions de production de chacun pour les rendre conformes au futur décret d'Appellation Contrôlée de façon à ce que, au moment de l'accession en AOC, il n'y ait pas de rupture dans le groupe. Une première réorganisation de l'ensemble eut lieu avec la parution d’un arrêté en juin 1980 harmonisant les conditions des VDQS de base avec celles des Coteaux du Languedoc.

En 1982, Faugères et St-Chinian accèdent à l'AOC, puis le 24 décembre 1985les Coteaux du Languedoc.

En 1988, la possibilité de produire des vins blancs est reconnue sur l'ensemble de l’appellation (elle était réservée auparavant à La Clape et Picpoul de Pinet).

 

MÉMO

  • 1945-1960 : reconnaissance de nombreux VDQS dans le Languedoc (Faugères, Saint-Chinian, Pic Saint Loup, etc.).

  • 1960 : reconnaissance de l’appellation Coteaux du Languedoc en VDQS.

  • 1985 : l’appellation Coteaux du Languedoc devient une appellation d’origine contrôlée (AOC).

  • 1988 : la possibilité de produire des vins blancs est reconnue pour l’ensemble de l’appellation.

  • 2007 : reconnaissance, par le décret du 30 avril 2007, de l’AOC Languedoc par élargissement de l’aire Coteaux du Languedoc à l’ensemble des AOC du Languedoc.

  • 2011 : l’aire de l’AOC Languedoc s’agrandit de 40 communes.

  • 2013 : reconnaissance de l’AOC Picpoul de Pinet

  • 2014 : reconnaissance de l’AOC Terrasses du Larzac

  • 2015 : reconnaissance de l’AOC La Clape 

© 2018 Les Vins OCCITANI Inc. Tous droits réservés.

0